Née à La Rochelle en 1947, vit et travaille à Paris

Parallèlement à mon activité professionnelle de paysagiste, j’ai peint des paysages sur le motif pour retrouver essentiellement l’horizon, cette ligne imaginaire entre le ciel et la terre, entre le ciel et la mer, absente en milieu urbain.

Libérée des contraintes professionnelles, la pratique de la gravure (en particulier sur carton) m’a permis d’enlever les strates du temps pour revenir à des sensations de platitude, de désert, de marais, de mer, qui restent à mes yeux les seuls lieux désirés : “Mémoires de paysage”… en noir et blanc…

Un pas de côté, petit ou grand, avec le bois gravé, coloré à l’aquarelle ou à la gouache et imprimé au baren comme au Japon : une découverte pleine de liberté qui me ramènera peut-être à la peinture : “ Murs et fissures“ et “Chemins de traverse

Mais toujours, me semble-il, un temps qui n’a pas de fin… Le besoin de vivre longuement devant le motif, de le rendre familier, de le méditer avant de le graver ou de le peindre…  Refuser les pièges d’une illustration redondante ou d’une vraie abstraction pour atteindre un art de simplicité apparente des moyens pour un sujet, au contraire, profondément complexe.

 

 

Expositions privées et en galerie :

2016     . "Chemins de Traverse", estampes. Galerie Art et Socièté   Paris 4°

             . Fondation Taylor , invitée de Pointe et Burin

2015     . Journée de l’estampe contemporaine , St Sulpice ,Paris 6°

             . Seriel, ''Murs et Fissures", estampes. La Filature- La Sarraz , Suisse

2014     . Journée de l’estampe contemporaine , St Sulpice , paris 6° 

2013     . "Mémoires de paysages", gravures. Hall des douches , Paris 10°

             . Journée de l’estampe contemporaine , St Sulpice , Paris 6°

2012     . Journée de l’estampe contemporaine, St Sulpice , Paris 6°

2010     . Peintures. Galerie Art et Socièté  Paris 6°

2003     . Peintures. Galerie Peinture Fraîche , Paris 7°

2002     . Peintures. Galerie Stamm , Paris 6°

 

 

A propos de l’exposition d’estampes “CHEMINS DE TRAVERSE” ou la frontière infinie :

Pour Françoise il n’existe pas qu’un seul bois gravé, quelles que soient les couleurs, l’éclairage, le choix d’insister sur telle ou telle empreinte. Les variantes redécouvrent un territoire au-delà des lignes, de leur miroir projeté dans chacune. Le motif change en profondeur, je veux dire dans son dynamisme. Autant de variantes autant de lieux que la sève n’aura pas quittés.

C’est précisément cette insistance d’un équilibre fidèle qui m’a séduit. Les mots n’ont fait que revenir auprès des saisons que le temps ne touche que pour inspirer vie, mémoire amoureuse de la matière et partage avec les éléments. Car moi qui ai fréquenté si souvent les galets, les déclinaisons des racines et les pages gravées dans des courants cristallins, j’ai découvert dans ces impressions au barren l’écho d’une solitude enfin dépouillée de soi.

Françoise Bozellec recourt au dialogue secret de quelque carte soudain visible. Ecrire n’en devient alors que l’ombre jumelle.

REGIS ROUX, poète, le 24 Novembre 2016.